Il était une fois le Bronx, Chazz Palminteri et Robert De Niro

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« Il était une fois le Bronx », « A Bronx tale » en américain, est un grand classique américain du début des années quatre-vingt-dix, réalisé par Robert de Niro. Il met en scène l’enfance et la jeunesse de Calogero Anello, fils de Lorenzo Anello, un chauffeur de bus modeste d’origine italienne et vivant en plein coeur du Bronx, dans le quartier Italo-américain de Fordham.

On rentre assez rapidement dans le vif du sujet, puisque Calogero, alors encore gamin, assiste à une exécution en règle d’un homme, faite par le boss du quartier : Sonny Lo Specchio. C’est de cette manière que le jeune Calogero rentre dans la vie du chef mafieux local et grandira dans l’ombre de cet homme prenant progressivement de l’ampleur.

L’intrigue du film est centrée sur l’antagonisme entre vie honnête et illégalité. Lorenzo tente d’inculqué à son fils le respect, la simplicité et l’intégrité, tandis que Sonny, inculquera à ce fils de substitution une éducation basée sur la ruse, la recherche de la réussite et d’une vie facile, ne s’embarrassant pas des règles et de la loi. Calogero reçoit donc deux éducations diamétralement opposées : l’école de la rue et l’école « institutionnelle ».

Lorenzo essaye tant que ce peut de limiter les influences négatives exercées par les connaissances de Calogero sur son fils. Se débattant tant bien que mal, pour empêcher sa progéniture de sombrer dans la délinquance, il devra finalement composer avec Sonny. A travers des « leçons de vie » inspirées par sa propre existence, le chef mafieux d’une autre façon essayera lui aussi de faire en sorte que Calogero reste intègre et ne bascule pas dans la médiocrité, voulant également sa réussite.

J’ai beaucoup aimé ce film, dans la mesure où il a un côté « sociologique ». Le quartier de Fordham, peuplé à majorité de descendants d’immigrés italiens, est pauvre et sociologiquement défavorisé. Dans ce Little Italy du Bronx, ce n’est pas l’Etat et la police qui font réellement la loi, c’est le boss local : Sonny, d’ailleurs rapidement présenté par Calogero, comme le sacré Saint Dieu du quartier. Idolâtré et vénéré, la description qui nous en est faite est particulièrement théâtralisée. Il est aussi question par la suite des tensions raciales qui existent au sein de la société américaine et de l’extrémité de certains comportements.

Moins violent que la plupart des films de mafia et de gangsters, j’ai beaucoup apprécié ce qui fut le premier film réalisé par Robert de Niro. L’aspect folklorique du film, avec certains clichés qui furent malgré tout une réalité à cette époque, font de ce film un moment de divertissement agréable, avec des acteurs charismatiques et très crédibles dans leurs rôles.

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