Planifier la création d’une intrigue

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On dit qu’il y a deux façons de préparer l’intrigue d’un roman :

-la première consiste à préparer un « plan », avec une succession de moments clés, d’étapes et avec un enchaînement logique des chapitres. Si cette manière de préparer vos romans est la votre, vous êtes un écrivain « architecte ».

-la seconde plus intuitive, se contente de faire évoluer au gré des circonstances l’histoire et de se laisser guider par son inspiration. Dans ce cas là, si votre écriture est davantage basée sur cette idée de planter des idées dans votre esprit, de les faire pousser au gré de votre état d’esprit du moment, vous êtes alors un écrivain « jardinier ».

Il est probable que la plupart d’entre vous utilisent en réalité ces deux techniques, c’est ce que je fais moi aussi. Selon le thème abordé, notre façon d’aborder l’écriture et nos facilités, nous tendrons plus vers l’une ou l’autre des deux méthodes. Pour ma part, l’aspect « scientifique » et méthodologique fait que j’ai plus souvent tendance à écrire en me basant sur un plan élaboré en amont, puis modifié et ajusté au gré des circonstances et de l’évolution de l’intrigue.

J’aime utiliser un plan parce que cela me permet ensuite d’approfondir les intrigues. Cette technique me permet souvent d’éviter la page blanche et d’avoir un cap à suivre. Bien souvent, lorsqu’une incohérence scénaristique s’introduit dans le récit, il est ensuite beaucoup plus simple de corriger l’erreur et de remettre sur les bons rails l’intrigue. D’une manière générale, l’écriture planifiée permet de gagner du temps, de la visibilité et de la cohérence dans le travail préparatif. Je crois me souvenir que Bob Mayer, dans son livre Ecrire un roman et se faire publier , indiquait justement que pour chaque jour passé à préparer en amont son scénario et son intrigue, cela lui faisait économiser jusqu’à quatre jours d’écriture.

Evidemment, tous les écrivains n’affectionnent pas cette méthode. Stephen King par exemple, déclarait laisser germer ses idées et les faire évoluer sur le fil. Malheureusement, tout le monde n’est pas Stephen King et ne possède pas son talent, ni son style. A l’heure où beaucoup d’entre nous sont pressés par un deuxième, voire un troisième métier à côté de l’écriture, nous ne devons pas perdre l’idée que le temps nous est très précieux. On pourra probablement critiquer cette conception de la production d’oeuvre intellectuelle basée sur le « rendement », qui sonne très « capitalistique », néanmoins c’est une réalité à laquelle nous devons faire face.

Lors de la phase de planification du roman, c’est aussi l’occasion d’approfondir son travail de recherche, afin de puiser de l’inspiration dans ce qui a déjà été créé et de poursuivre ses investigations sur certains thèmes non maîtrisés. Le temps économisé sur les hésitations propres au démarrage d’un roman, est ainsi mis à profit dans la lecture de romans et dans une recherche active de connaissances puisées dans des livres pratiques, la presse ou simplement des rencontres humaines, par exemple. Le cinéma, les séries et l’actualité sont aussi d’immenses sources dans lesquelles puiser.

Nous avons cette chance de vivre à une époque où l’information et la connaissance sont à portée de main et où les styles de vie sont tellement variés, qu’il est finalement assez simple de créer quelque chose de nouveau à chaque fois.

Et vous ? Quelle est votre méthode d’écriture?

Sam Atticus.

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